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vendredi 27 mars 2020

Forgotten Generation 5 est arrivé !




En cette période de confinement, il fallait bien une bonne nouvelle : Forgotten Generation 5 est à présent disponible !

Eh non, vous ne rêvez pas : tous les exemplaires ont été livrés ce matin, et donc avant le 28 mars, comme il était convenu. Nous allons pouvoir le poster dès que ce sera possible, mais en attendant, vous pouvez déjà passer commande et demander une dédicace.

Et en prime, on vous redonne un aperçu de ce qui vous attend à l'intérieur :













vendredi 28 février 2020

Forgotten Generation 5 se dévoile : Drak Béryl & Lord Corlatius - Jour de deuil

Les destins de Lord Corlatius et Drak Béryl se sont croisés à de nombreuses reprises, et ils ne devaient plus jamais devoir s'entremêler. Et pourtant, il reste cette dernière chose à régler... à découvrir dans cette nouvelle illustrée !


Texte : Ben Wawe
Illustrations : Philippe Reis et Arnaud Goavec
Couleurs : Bruce Cherin et Gaëtan Degasperi

Précommandez dès maintenant votre exemplaire !


jeudi 13 février 2020

Forgotten Generation 5 est complet !

A l'heure qu'il est, le chemin de fer de Forgotten Generation 5 est entièrement complété ! Ce numéro anniversaire fait donc 102 pages bien remplies et hautes en couleurs - puisque, rappelons-le, Forgotten Generation sera désormais intégralement en couleurs !
La date de sortie et le bon de précommande seront bientôt dévoilés, ainsi que des extraits de chaque BD !



jeudi 12 décembre 2019

Forgotten Generation 5, les nouvelles chaudes !


En cette fin d'année où les températures ont baissé, n'allez pas croire que chez Arcadia Graphic Studio, on vous a oubliés ! Nous travaillons d'arrache-pied afin de sortir Forgotten Generation 5 dans les meilleurs délais, mais ceux-ci se sont rallongés pour cause de colorisation intensive. Vous allez vite comprendre...

Le nouveau Forgotten Generation, dont vous pouvez admirer l'illustration de couverture signée Gaëtan Degasperi, est un mastodonte de 116 pages tout en couleurs ! Eh oui, c'est non seulement notre première parution papier en couleurs, mais aussi notre plus épais numéro à ce jour !

Au sommaire, vous pourrez retrouver les têtes d'affiche, des revenants et des nouveaux venus !

On commence par Steelman, avec deux chapitres scénarisés par SteF et colorisés par Dusklight, et dessinés respectivement par Tiib et Karee.

On embraye sur le retour tant attendu de l'ours Bogy ! Alexis Charrier nous conte les origines secrètes des pouvoirs de son ursidé à cape, secondé par Dusklight aux couleurs.

L'indéboulonnable Dark Fates, la BD mystique de Florian R. Guillon, est bien sûr au rendez-vous, juste à temps pour voir Ewen Merrick prendre une décision radicale pour le reste de sa vie.

Les lauréats du concours Forgotten Monsters d'Halloween 2018 ont droit à une section rien qu'à eux, avec la publication de la nouvelle Le Lilamazone, une relecture des personnages de World Justice (créés par Sophie Rumo) sous l'écriture horrifique de Malvina Cordonnier - et les dessins reçus pour l'événement sont également présents.

Vient ensuite la partie consacrée à l'univers Arcadia, inaugurée par le nouvel épisode de Drak Béryl, plus héroïque que jamais grâce aux talents combinés de Maxime Saint Michel au scénario et Yannick Potier aux dessins.

Le même Drak Béryl est présent juste après sous la plume de Ben Wawe, dans une nouvelle illustrée par Philippe Reis Da Costa et Arnaud Goavec (avec les couleurs de Bruce Cherin et Gaëtan Degasperi), l'épitaphe du voyageur multiversel Lord Corlatius.

Nous passons ensuite aux racines de l'univers Arcadia avec Black Terror, dans un récit de Sheldon Moldoff et Ralph Mayo qui voit la Terreur Noire originelle voyager dans le temps.

Et pour clore le magazine, c'est vers le futur que nous nous ouvrons, car c'est Black Terror III, héritière moderne du titre, qui répand la terreur chez les criminels de Parabellum City, par Ben Wawe et Yannick "Alcybyade" Biret.

Restez connectés en cette fin d'année, car nous dévoilerons des extraits au fil des jours !

dimanche 9 juin 2019

Interviews arcadiennes : Ben Wawe

Lord Corlatius par Ismaël Ba

Et voici déjà la troisième interview arcadienne, consacrée cette fois à Ben Wawe, rédacteur-en-chef adjoint de Forgotten Generation présent depuis 2012 dans nos rangs.



















-Tout d'abord, bonjour, Ben Wawe. Peux-tu te présenter brièvement pour les milliards de malheureux qui ne te connaissent pas encore ?

Bonjour à tous.
Je suis Ben Wawe, et j'écume Internet avec ce pseudonyme depuis une bonne quinzaine d'années. Je me suis baladé sur beaucoup de forums comics (Le Royaume de Donovan, Buzz Comics, Comics Sanctuary) ou encore de forums Jeux-De-Rôle. Je suis actuellement contributeur auprès du site Top Comics ( https://topcomics.fr/ ), pour des articles, critiques et avis sur l'actualité comics, ou des points plus précis.
J'ai tenu pendant 3-4 ans un forum de fan-fictions, ces récits de fans pour les fans ; la spécificité est qu'il s'agissait d'une « réinvention » des personnages Marvel et DC. Une reprise des noms, pouvoirs et engagements, mais une modification du reste (origines, évolutions, etc.). On a eu un Matt Murdock qui devient Daredevil car un démon (Oni) est caché dans un masque japonais qu'il vole, et lui donne des pouvoirs ; Spider-Man est l'élu du dieu amérindien de la justice. Galactus est un virus informatique. Les Fantastic Four sont des délinquants, et bien d'autres. L'élément rigolo est qu'on a appelé ça Urban Comics, car les fan-fictions étaient dans un univers street, urbain... sans lien avec l'éditeur français, donc. Oh, et pour information, l'extraordinaire SteF y a commencé !
J'ai ensuite tenu deux blogs de nouvelles, et j'ai participé à plusieurs versions de recueils de nouvelles d'un forum, Buzz Comics. Les Plumes de Buzz étaient centrés sur des thèmes en particulier, comme le Steampunk, l'horreur, etc. C'était cool.
Ma plus grande fierté demeure d'avoir participé au recueil Haiyan, disponible à la vente ( https://www.thebookedition.com/fr/haiyan-p-106346.html ). De nombreux auteurs ont écrit sur le typhon qui a frappé les Philippines en 2013, et tous les fonds récoltés ont été versés aux associations venues en aide. Je suis très ému, si longtemps après, d'y repenser. D'avoir pu aider, au moins un peu, avec mon petit talent, me touche.
Enfin, je collabore depuis 6 ans à Arcadia Graphic Studio, dans le magazine Forgotten Generation mais également le hors-série Apocalypse Please. J'y ai édité et fait évoluer mon héros, Lord Corlatius, et je reprends désormais le personnage de Black Terror, créé en 1941 dans Exciting Comics #9 et libre de droits. J'ai également le statut de rédacteur en chef adjoint du magazine Forgotten Generation.

-Maintenant, parle-nous de ton parcours. Qu'est-ce qui t'a mené à la BD ?

Mes parents, la lecture et... la télévision.
Mes parents, parce qu'ils ont toujours aimé et collectionné les BD. J'ai grandi avec Tintin, Pierre Tombal, Spirou... mais aussi Les Passagers du Vent, Les Compagnons du Crépuscule, Les Chemins de Malefosse, Les Sept Vies de l’Épervier. J'avais accès à leur bibliothèque, et je dévorais tout. Ça m'a appris le plaisir de découvrir la BD, qui allie la finesse de l'écriture à la puissance des images.



La lecture, ensuite. J'ai toujours beaucoup lu, également tout ce qui me passait sous la main. J'ai dévoré la majorité des romans jeunesse de mon époque, puis les polars...et la science-fiction. Ma famille n'a jamais été trop versée dedans, mais je suis tombé dans ce genre – et je n'en suis jamais sorti. Et il se marie extrêmement bien avec les images.

Enfin, la télévision. Car je suis né en 1987, et j'ai eu la chance de grandir avec, en programmes télévisés pour la jeunesse, les séries animées Batman / Superman, l'ange de Metropolis / Justice League, mais aussi X-Men et Spider-Man (et leurs génériques eux aussi mythiques), et les plus confidentielles Iron Man, Fantastic Four et Hulk. Ces contacts avec les super-héros m'ont marqué plus que tout autre chose ; la passion pour ces personnages, pour ce genre de héros, est née et n'est jamais partie.


La transition avec la lecture des BD qui ont inspiré ces séries a été fluide, et facile ; et définitive, surtout. Mon premier comics fut un Nova, le n°195, mais j'ai « vraiment » commencé avec un magazine Fantastic Four, période Heroes Reborn ; le n°5. En 1998, je crois. Je n'ai pas arrêté d'acheter des comics, chaque mois, depuis. Depuis 21 ans, donc ! On ne rajeunit pas.

-Quelles sont tes passions, ainsi que tes goûts en matière de BD, films, musique, séries ?

La lecture demeure une grande passion. Comme beaucoup, le cinéma et les séries me plaisent beaucoup, mais... oui, la lecture. Les romans, les BD, les comics ; ça demeure ma passion principale. En fait, je crois que ce sont surtout les histoires, ma passion. Que ça soit sous forme de livre, de court ou long-métrage, ou même de récit audio... ce qui m'importe, ce qui m'intéresse, ce qui me plaît et ce qui m'anime, ce sont les histoires.
Les histoires, c'est à mon sens le cœur de tout ; le cœur de nos vies. Les gens adorent les histoires, ils en ont besoin pour vivre. Pour s'échapper du quotidien, pour penser à autre chose, pour s'imaginer autrement... pour avancer. Pour rêver.
Les histoires cimentent nos vies, et sont au cœur de nous tous ; en tout cas, au cœur de moi. J'adore les histoires, que ça soit les lire ou les raconter. Créer, inventer une histoire, c'est extraordinaire – et être lu aussi. Intéresser quelqu'un, l'emmener ailleurs par ce qu'on fait, ce qu'on produit... c'est merveilleux, vraiment. Ça nous élève, en tout cas ça m'élève. Franchement, qu'y a-t-il de mieux que d'amuser, émouvoir ou inspirer autrui ? C'est ce qui nous fonde, justifie nos existences.
« We are all stories, in the end. Just make it a good one », dit la série TV Doctor Who. Je valide. Et j'espère autant en raconter de bonnes... qu'en vivre une, aussi. Ce qui est bien, bien plus difficile que d'en créer une, d'ailleurs.

Oh, et pour revenir à la question... je le redis, je suis fan de science-fiction. J'ai peu de goût pour l'heroic-fantasy, ou les genres associés ; je suis plus robot que elfe, pour simplifier. Le genre ne m'emporte pas, je n'y arrive pas. La SF m'éclate plus ; imaginer un futur, proche ou non, me transporte. Cela se ressent dans mes goûts, avec notamment une longue période où je ne lisais QUE Philip K. Dick (dont le meilleur récit n'est PAS Blade Runner, qui n'est pas le vrai titre de l'oeuvre, mais plutôt Ubik).

Mon auteur favori demeure le malheureusement méconnu Norman Spinrad, merveilleux et terrible auteur d'uchronies terrifiantes (notamment Rêve de Fer, sur la folie nazie ; ou Le Printemps russe, sur la conquête spatiale et la construction européenne).

En matière de BD, je suis un fan absolu de Warren Ellis, un auteur irrégulier mais dont les thèmes de prédilection me touchent toujours. Son récit Royal Space Force, une uchronie où le Royaume-Uni récupère les savants nazis à la place des Américains et lance une conquête spatiale plus intense, est sûrement le titre qui m'emporte le plus, qui correspond à mes thèmes et aspirations. Planetary, sur des archéologues du surnaturel et des conspirations, est une ode à la culture populaire qui me transporte toujours. Et Transmetropolitan est un brûlot social et politique, un cri de rage qui annonçait et annonce beaucoup encore ; parfait pour une fureur adolescente.



Bien entendu, j'apprécie grandement l'auteur Alan Moore, le plus grand auteur de comics de tous les temps ; mais je n'adhère plus à ses récents travaux. M'enfin, comment ne pas admirer par sa « trilogie parfaite » ? Watchmen a changé les comics mais est surtout l'oeuvre ultime du médium, From Hell est d'une profondeur rare, et V for Vendetta est une gifle que je reprends à chaque fois.

En séries TV, je suis plus irrégulier et infidèle, je « m'attache » peu... mais je demeure fan de Doctor Who, dont les thématiques me parlent toujours. Gros coup de cœur récent pour Penny Dreadful, malgré une fin maladroite.
En films, je suis client de ce que fait Christopher Nolan, mais... plus ses films « annexes » que sa trilogie Batman, que j'aime beaucoup, mais je préfère Interstellar, Le Prestige et surtout Inception, que je considère comme l'un des tous meilleurs films de science-fiction, littéralement parfait et puissant.
Et en musique... je suis fan de metal et de hard-rock « à l'ancienne ». Je peux citer AC/DC, Metallica, System of a Down, Linkin Park, Offspring, actuellement Imagine Dragons fait des trucs gentils mais sympas... je ne connais pas bien les genres, et je tourne souvent sur les mêmes titres.

-Ont-elles une influence sur tes BD ?

Complètement.
Mon personnage de Lord Corlatius est une entité psychique qui saute de corps en corps, possédant des anonymes. Il va et vient entre les mondes parallèles, pour lutter contre les Liktalzzz, un peuple de monstres qui veulent détruire toute vie. Le lien avec Doctor Who est évident, mais j'ai étendu ses aventures à divers principes de science-fiction.
La reprise de Black Terror n'est pas anodine non plus. Forgotten Generation a une tradition pour reprendre des personnages de l'Âge d'Or des comics, mais... Black Terror est différent. Son look fait penser à une fusion du Punisher et de Batman, mais il y a plus de Superman, en fait. Le pharmacien timide devient Black Terror après avoir eu des pouvoirs, mais garde une identité civile de « lâche ». Il devient vraiment lui-même sous son masque, pour des principes super-héroïques classiques mais efficaces. Mon projet est de raconter les histoires de « plusieurs » Black Terror, au fil de l'Histoire ; ça va bien m'amuser, et sûrement se rapprocher des thématiques de Planetary.

-Quelle a été ta première BD ?

Ma première BD publiée a été dans dans Ganesha #1 à l'automne 2011. Il s'agit d'une édition de l'association 92 Bulles, montée également sur Buzz Comics. J'y ai publié L'homme monstre, qui est le « brouillon » de Lord Corlatius ; ce n'était franchement pas brillant.
A suivi ensuite Forgotten Generation V1 #3, en juillet 2013. Les Origines de Lord Corlatius, avec le formidable Bruce Cherin. Avec le début de tout.


-Pourquoi avoir créé Lord Corlatius ? D'où t'est venue cette idée ?

Je ne vais pas mentir : l'inspiration initiale de Lord Corlatius est Doctor Who, mais j'ai réussi à m'en détacher ; m'enfin, les liens demeurent. J'ai même rédigé, pour le fun, une rencontre entre les deux personnages.


Sinon, je voulais tout simplement un personnage orienté « science-fiction », avec un caractère difficile, et une position « grise ». Je lisais à l'époque Neverwhere de Neil Gaiman, et j'ai été passionné par le Marquis de Carabas, si digne et charismatique, mais si étrange... et tendancieux. Le « Lord » est venu du « Marquis », et « Corlatius » est une construction mentale rapide.
Pour simplifier, je voulais un personnage trouble, avec beaucoup de mystère, et une aura étrange et « mystique » autour de lui. J'espère avoir réussi.

Pour la reprise de Black Terror, l'idée est venue d'un brainstorming avec Florian, président, et Maxime, rédacteur en chef. La volonté était d'avoir une nouvelle icône pour Arcadia, mais de respecter également l'ADN de l'association... la reprise d'un personnage de l'Âge d'Or est devenue une évidence. Black Terror s'est ensuite imposé, pour son aura, sa popularité... et le défi de le réinventer, tout simplement.

J'ai envie de construire toute une chronologie, une Histoire de Black Terror sur plusieurs personnages. J'ai toujours été passionné par le principe d'héritage, notamment chez les super-héros ; j'aime quand l'apprenti prend la place du mentor, etc. Je vais essayer de travailler là-dessus, pour créer une sorte de... mythologie personnelle du super-héroïsme, sur plusieurs générations. Sacré défi.



-T'inspires-tu de gens que tu connais ?

Non, heureusement ! Mes personnages sont rarement sains d'esprit.

-As-tu d'autres projets artistiques réalisés ou sur le point de l'être, BD ou non ?

La reprise de Black Terror m'occupe beaucoup ! Nous avons plusieurs projets, notamment des nouvelles illustrées, des BD... mais aussi la transposition de Forgotten Generation sur plusieurs médias. C'est passionnant.
En parallèle, je rédige de nombreux articles pour Top Comics, ce qui est très plaisant et chronophage. Passionnant également.
J'ai donc mis les nouvelles de côté ; mais c'est un cycle. Ça reviendra !


-Attention, grande question : si on te proposait de reprendre une série actuelle en BD (qu'importe l'origine), laquelle choisirais-tu ?

Question terriblement difficile pour un fan depuis 21 ans. Mon premier réflexe serait Batman... parce que j'adore le personnage, parce que je me reconnais dans beaucoup d'éléments, parce qu'il est une icône et que je suis complètement fan. Mais non. Je pense que ça serait la fausse bonne idée : à être trop attaché, trop ancré dans un personnage, on en vient à... ne pas créer, en fait ; mais reproduire ce qu'on a aimé. Ce n'est donc pas très intéressant.
Si je pouvais reprendre une série, je reprendrais Fantastic Four. Parce que l'équipe a été mes « préférés » du début de mes lectures comics. Parce que j'aime beaucoup les personnages, mais je ne suis pas un fan « hardcore ». Et parce qu'ils ont été stoppés un temps par Marvel, car ils ne vendaient pas... et la relance actuelle n'est pas très bonne. Il y a tout à reconstruire sur eux, alors. Avec une continuité extrêmement riche, l'aura de la « First Family of Marvel », mais une vraie possibilité de relancer le titre et des personnages que certains considèrent has-been.


Ce serait un défi grisant... mais aussi parce que ces personnages sont fondamentalement positifs, aventureux, alors que ce ne sont pas forcément des traits de personnalité qui sont les miens. Les écrire serait donc un « effort », mais ça justifierait que je m'applique au maximum pour créer leurs aventures ; et il est donc très probable que je réalise des meilleures choses, qu'en me cantonnant à ce que je connais et lis tous les mois.

-Même question, mais avec une série disparue.

Difficile à dire. Souvent, les séries disparues sont des séries terminées... et je trouve regrettable de relancer des séries terminées.

Je dirais cependant Global Frequency, de Warren Ellis. Une série basée sur le principe d'un épisode / un dessinateur différent / un thème différent / un groupe de personnages différents... tous sous l'autorité de Miranda Zero. Qui a créé une organisation mondiale, avec des spécialistes dans chaque domaine qui peuvent être appelés en cas de crise qui les concerne. Une véritable série anthologique, avec un potentiel extraordinaire de diversité et de folie créative. Le titre aurait dû devenir une série TV, mais ça n'est jamais arrivé... dommage.
J'adore le principe du changement d'orientation, la possibilité de changer de propos et de thème à chaque numéro ; c'est passionnant, et fun.


-De quelle manière t'y prendrais-tu ?

Pour Fantastic Four, je souhaiterais revenir aux bases, à l'esprit d'aventure. Je souhaiterais garder l'idée que les enfants aient grandi, et je souhaiterais les faire avancer en âge au fil de la série. Mais surtout... de l'aventure, de l'aventure, de l'aventure. Longtemps, la série Fantastic Four a été un chaudron de créations, de concepts qui ont forgé l'univers Marvel. Les Inhumains, Adam Warlock, Black Panther, Galactus, Molecule Man, la Zone Négative, l'Enclave... tout cela vient des Fantastic Four ! Et j'aimerais reproduire le même dynamisme créatif, en multipliant les concepts, les idées, les nouveautés.
Mais, pour commencer dur et direct, je plongerais les F.F. au cœur d'une autre dimension, perdus et sans aide... hormis eux-mêmes. Pour se concentrer sur les personnages, leurs interactions ; leurs magies.
Bien entendu, cela peut rappeler des choses que d'autres auteurs ont déjà faits – mais créer n'implique pas de ne pas s'inspirer.

Enfin, pour Global Frequency, je reproduirais la formule de Warren Ellis ; parce qu'elle m'amuse et me donne envie de la reprendre. Voilà !

-Quel serait ton crossover rêvé, aussi improbable soit-il ?

Largo Winch VS Tony Stark.

-Y a-t-il des choses qui t'agacent dans la BD en général ?

Les tics d'écriture ou les « modes », qui sont trop souvent reprises, copiées et utilisées jusqu'à ce que les lecteurs n'en puissent plus. En fait, c'est moins un problème d'auteurs que des éditeurs, des décideurs qui veulent absolument recréer des grands succès. Cette course au « buzz » est fondamentalement fatigante... d'autant que ça ne fonctionne quasiment jamais. Lassant.

-As-tu d'autres projets, même fantaisistes, que tu aimerais mener à bien ?

J'ai commencé il y a longtemps un recueil de nouvelles, de science-fiction puis de steampunk. J'aimerais le terminer avant mes 40 ans.
Sinon, une web-série Forgotten Generation, même « cheap », ça serait quand même cool !

- Question subsidiaire : un dernier mot ?

Merci. Merci à ceux qui ont lu, survolé ou juste cliqué ici. Merci à Florian d'avoir fondé Forgotten Generation. Merci à Maxime de m'y avoir amené. Merci aux lecteurs de nous faire continuer. Merci à mes proches, pour me supporter. Merci à ma femme, pour tout ce qu'elle est et ce qu'elle m'apporte.
Et merci à vous, qui avez un peu d'intérêt pour nous ; c'est peu, pour vous, mais beaucoup, pour nous.

vendredi 8 mars 2019

Lumière sur Lord Corlatius

Lord Corlatius par Ismaël Ba

Dans le multivers d'Arcadia Graphic Studio, il existe un homme qui peut passer d'une Terre à l'autre. Son nom : Lord Corlatius. Sa mission : lutter contre les Liktalzzz afin qu'ils ne colonisent pas les autres univers. Pour l'aider dans sa tâche, il peut compter sur son allié Drak Béryl dans l'univers Arcadia, mais il a aussi recours aux services d'autres héros... qu'ils le veuillent ou non.

 Retrouvez ses origines dans Forgotten Generation (volume 1) #3, l'exploration de sa forteresse dans Forgotten Generation (volume 2) #1, son union des héros du multivers dans le crossover Forgotten Union (Forgotten Generation volume 2 #2) et ses conséquences dans Forgotten Generation #4. (à commander sur l'Arcadia Store)

Il est aussi le héros d'aventures en prose : Apocalypse PleaseIl est temps, Le fort des Liktalzzz et en invité dans L'enterrement. Il apparaît aussi dans Drakpoint.

Création de Ben Wawe.

dimanche 7 octobre 2018

Inktober 2018 avec Arcadia : bilan de la première semaine

C'est le marronnier d'octobre, avec les feuilles qui tombent et Halloween, je veux bien sûr parler d'Inktober ! Mais qu'est-ce qu'Inktober ? Il s'agit d'un défi illustré conçu par Jake Parker, consistant à faire un dessin encré par jour d'octobre sur un thème donné. Puis le concept a été décliné en plusieurs variantes par autant d'internautes, le principe de base restant le même, à savoir un dessin encré par jour : on a ainsi vu fleurir The French Inktober, Backto80stober, Venomtober, Feminktober, Monstober, Fucktober et même le plus coquin Kinktober (sans parler des variantes spécifiques aux artistes).

Florian R. Guillon, lui, a choisi cette année encore de suivre les thèmes officiels en les adaptant autant que possible aux personnages d'Arcadia. Voici donc le bilan de cette première semaine, en laissant de côté les personnages non liés à notre association (vous ne verrez donc pas Spawn et Coq-Man sur cette page), mais en amenant quelques surprises pour nos fidèles lecteurs.

 Jour 1 - Toxique 

Venomous Girl a été l'héroïne de plusieurs nouvelles entre 2005 et 2007. Elle possède deux tentacules végétaux vénéneux qui lui donnent son nom, et elle se bat pour découvrir qui a pu lui voler sa vie d'avant.

Version BD dans les mois à venir !

Venomous Girl © Florian R. Guillon
 Jour 2 : Tranquille

Yordi est une super-héroïne surnommée "la légende du front de l'Est" pendant la Deuxième Guerre Mondiale, avant de disparaître mystérieusement et de tomber dans l'oubli, comme toute une génération.

Première apparition dans le webcomic Le Temps Des Héros.

Yordi © Florian R. Guillon
Jour 4 : Sortilège.

Ewen Merrick, de Dark Fates, doit s'habituer à maîtriser des sorts qu'il ne comprend pas et qui ont profondément changé sa vie.

A lire dans chaque numéro de Forgotten Generation.

Ewen Merrick © Florian R. Guillon
 Jour 6 : Baver.

Claire Djarvick est la plus jeune des protagonistes de Dark Fates, et la plongée dans un monde incertain et surnaturel a des effets sur sa psyché, surtout quand Xavier Enrikchen n'est pas là.

Claire Djarvick tient la vedette dans le dernier épisode de Dark Fates, publié dans Forgotten Generation 4 (dont la version proprement imprimée sera bientôt là) : vous pouvez la précommander ici.

Claire Djarvick © Florian R. Guillon
Jour 7 : Epuisé.

Roi déchu d'un peuple qui veut sa perte, Lord Corlatius voyage de corps en corps à travers le Multivers pour combattre les Liktalzzz. Un combat de longue haleine et épuisant, dont l'issue se joue dans Forgotten Generation 4.

A lire dans Forgotten Generation (v1) 3 et (v2) 1 à 4 : à commander ici.

Retrouvez également les récits en prose sur notre site dans la rubrique Prose Bonus Online

Lord Corlatius © Ben Wawe

mercredi 29 août 2018

Le point sur Forgotten Generation 4 et au-delà

Bonjour, chères lectrices, chers lecteurs.

Il y a deux mois, nous avions lancé un appel pour sauver Forgotten Generation 4, via une cagnotte Leetchi encore ouverte le temps que nous puissions récupérer l'argent. Et vous avez répondu présents en nous donnant les moyens nécessaires de faire réimprimer Forgotten Generation 4. Pour être totalement transparents, ces fonds vont nous permettre non pas de réimprimer chez l'imprimeur fautif (nous allons même déposer un recours juridique), mais d'imprimer ailleurs, et avec le reste de la somme, nous allons récompenser les contributeurs avec un print et un badge exclusifs. Par ailleurs, la maquette du magazine a été un peu retravaillée, et nous tablons maintenant sur une sortie officielle en septembre.

Mais que nous réserve l'avenir ? Si nous obtenons gain de cause avec notre recours, les contributeurs à la cagnotte recevront gratuitement Forgotten Generation 5 en remerciement. Ce même FG5 est en train d'être organisé à l'heure actuelle, il prend vraiment forme jour après jour sous nos yeux, et il sera... en couleurs ! C'est la dernière chose qui manquait à notre cher magazine, que nous souhaitons plus professionnel, de même que notre association.

C'est ainsi que, dans cette optique, ont été respectivement nommés rédacteur en chef et rédacteur en chef adjoint les indispensables Maxime Saint Michel et Ben Wawe. Notre objectif à court terme est d'augmenter la régularité du magazine et d'assurer sa continuité. Le duo sus-nommé, auquel s'ajoute SteF, travaille à fond sur un projet global qui redéfinira notre multivers. Il n'y a pas à dire, l'apport de sang neuf a redynamisé entièrement l'équipe, et j'aimerais pouvoir vous parler de tous ces magnifiques projets que nous avons ensemble, mais il faudra faire preuve d'un peu de patience, et tout sera dévoilé en temps et en heure.

Soyez certaines et certains que nous ne sommes pas près de laisser tomber.

Bonne soirée à vous !